Défendre le terrain à 2

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Organisation :

1 ballon pour 4 joueurs
2 terrains d'environ 4 m de côté séparés par une zone neutre

But de la tâche :

  • Faire tomber le ballon dans la cible adverse
  • Empêcher le ballon de tomber dans son terrain

Dans cette situation, certains enfants ont choisi eux-mêmes de lancer (plutôt que frapper) et d'attraper le ballon en privilégiant la défense du terrain. Ce n'est pas un passage obligatoire de l'apprentissage. Selon l'âge et le niveau moteur on peut passer directement à un jeu de renvoi ou de contrôle après frappe (frapper puis attraper).

Quelle que soit la forme adoptée au départ, on cherche une centration sur les premiers problèmes :

  • La répartition des zones à défendre entre les joueur.
  • La prise de décision et la communication.

La répartition tient compte de l'emplacement du ballon chez l'adversaire :

  • Dans le cas du service venant du fond du terrain adverse, les joueurs se répartissent le terrain en longueur car ils ont le temps de se déplacer vers l'avant. Ainsi ils se perçoivent facilement entre eux et peuvent jouer en avançant. Dans cette organisation, la ligne longitudinale entre les joueurs constitue la zone d'incertitude (qui prend le ballon ?) dans laquelle la communication précoce est essentielle.
  • Dans le cas d'une attaque venant d'un point proche du filet, la répartition se fait entre la zone avant, où un joueur intervient en contre ou sur les trajectoires courtes, et la zone arrière, où l'autre joueur intervient sur les trajectoires longues. Dans ce cas, la zone d'incertitude est une ligne transversale qui passe dans le dos du joueur avancé. C'est généralement au joueur arrière de communiquer ("laisse !" ou "j'ai !") quand il juge le ballon favorable pour lui.

Les repères essentiels :

  • Le premier repère est temporel. C'est le moment de la décision et de la communication. Les joueurs débutants "parlent au ballon" en lui disant "j'ai" quand il est tout près. Cette communication est formelle. La communication est fonctionnelle quand elle permet la répartition précoce des rôles et l'organisation de l'intervention sur la ballon ; c'est à dire quand elle intervient dans les premiers mètres de la trajectoire, dès que la direction et la longueur peuvent être anticipées. C'est un critère extrêmement précis dans le temps. Il ne suffit pas de parler pour avoir bien répondu au problème.
  • Le deuxième est spatial. Les joueurs doivent avoir devant eux leur espace d'intervention. L'organisation spatiale est fonctionnelle quand elle permet d'intervenir sur le ballon en avançant et quand elle s'organise sur l'angle des trajectoires possibles (dont le sommet est le ballon) et en fonction des temps de déplacement du ballon et des joueurs. C'est une représentation à construire chez le joueur.

Plus de précision sur les zones à défendre ?

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les représentations de la cible à défendre

Deux événements caractéristiques doivent disparaître :

  • les deux joueurs vont vers le ballon et se gênent ;
  • les deux joueurs hésitent et aucun des deux ne joue le ballon.
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Il est primordial de favoriser l'analyse des réussites et des échecs pour construire des connaissances techniques et tactiques précises. Le temps de décision est au centre du travail.

En cas d'échec par exemple :

  • personne n'a dit "j'ai !" et nous avons raté le ballon ;
  • le ballon est tout près mais nous n'avons pas pris la décision à temps ;
  • nous n'avons pas décidé du partage des zones et nous ne savons pas qui doit jouer le ballon ;
  • je suis trop en avant du terrain et je suis battu par un ballon qui va au fond du terrain.

Mais aussi les réussites :

  • mon partenaire est prêt à m'aider et il peut rattraper mon ballon ;
  • il a parlé très tôt donc je le laisse jouer.

Plus de détails sur l'intervention de l'enseignant ?

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